Découvrir Notre Dame de la Nativité

L’existence d’une église (ou chapelle) est attestée dans un document à partir de 1356. L’édifice actuel a été construit en 3 phases :
1832 : construction du chœur,
1833 : démolition de l’ancienne chapelle et construction de la nef actuelle,
1863 : démolition de l’ancien clocher situé à droite (tout comme la porte d’entrée qui sera murée), et construction du nouveau clocher d’une hauteur de 45 mètres.
Jusqu’au milieu du 19ème siècle, l’église était isolée sur les hauteurs du « Kirchberg », entre les deux villages de Folschviller et d’Aling (aujourd’hui hameau), avant la construction du presbytère (1858) et de la mairie (1861). Elle était entourée de l’ancien cimetière.
…Les objets mobiliers
Le retable
sculpture XV siècle
Situé sous l’autel latéral gauche, c’est une sorte de triptyque en pierre polychrome mesurant 2,30 m sur 0,80 m, où l’Annonciation et la Nativité encadrent la Dormition de Marie.
Cette sculpture datant de 1461 (archives paroissiales) présente une très grande parenté iconographique avec les retables conservés à la chapelle d’Arlange et à l’abbatiale de Saint-Avold.
Description du sujet central (d’après le chanoine MORHAIN – 1964) :
" Les douze apôtres sont réunis autour de la Vierge mourante, et le Christ est debout au milieu d’eux, tenant sur son bras gauche l’enfant, c’est à dire l’âme de Marie, qu’il va emporter au ciel. Il esquisse de sa main droite un geste de bénédiction.
Dans le groupe des apôtres règne la plus grande variété : Jean, imberbe, se tient tout près de Marie, le cierge dans la main gauche, tandis que la droite disparue, portait probablement la palme. A un bout du lit, un apôtre, assis, lit un livre, alors qu’un autre appui ses deux mains sur le bord du lit en contemplant la Vierge étendue sur sa couche aux draps régulièrement plissés. A l’autre bout , un apôtre, assis, joint les deux mains pour une prière. Tous les autres sont debout : deux, dans leur grand deuil, baissent la tête, un autre semble regarder vers le ciel, tandis que son voisin essuie les larmes avec un mouchoir. La plus grande animation règne parmi les trois apôtres de droite : l’un dans sa main droite, sèche ses larmes tandis que de la gauche il tend le bénitier à son voisin qui y trempe le goupillon, alors que, de l’autre main, il tient un livre. Le dernier enfin souffle à pleines joues dans l’encensoir, afin d’y ranimer la braise ".
… Le maître-autel
Cet autel en chêne de style Louis XV a été sculpté par Bernard MELLING en 1765 (inscription au dessus du tabernacle), et était destiné au couvent des Bénédictines de Saint-Avold. Au moment de la Révolution, il fut entreposé dans une remise avant que Pierre SCHANG, maire de Folschviller, ne l’achète pour en faire don à l’église du village en 1832.

Description (d’après l’abbé COLBUS) :
Au-dessus du tabernacle, se trouve la statue du Christ, Bon pasteur, portant la brebis sur les épaules et la houlette en main. A sa droite et à sa gauche, les deux apôtres, Pierre avec les clefs, et Paul, remarquable expression d’énergie, tient l’épée qui a La forme d’un cimeterre.
Au-dessus, sont placées quatre statuettes plus petites que les autres. Elles représentent Moïse, avec les tables de loi, le diacre Etienne, puis deux soldats, Saint-Nabor et Gorgon.
L’autel porte la date de 1765. Il fut sans doute commandé pour le millénaire de l’arrivée à Saint-Avold des reliques de ces saints, surtout de Saint-Nabor, qui devait donner son Nom à la ville.
L’autel se termine en hauteur par le groupe de la Résurrection : le Christ ressuscité, avec la bannière, entouré de deux anges qui apparurent aux saintes femmes le matin de Pâques.
Deux grands reliquaires se trouvent de chaque côté du tabernacle, et contiennent, entre autres, des reliques des martyrs de Trèves et de Saint-François d’Assise ».
… La statue de Sainte-Anne
En avant de la tribune d’orgue, se trouve une statue en chêne du début du 19ème siècle, qui représente Sainte-Anne. Les deux anges qui l’entourent sont un travail d’amateur, sculpté ultérieurement dans un bois de peuplier. Elle ne trouva sa place dans l’église que vers 1900.
Les artistes sculpteurs de cette statue étaient deux menuisiers locaux , qui ont aussi réalisé la chaire.
… La statue de Dieu le Père
Elle se trouve au-dessus du baptistère. C’est un motif en relief représentant Dieu le Père en bois doré et argenté du 18ème siècle.
… L’orgue
Installées en tribune au-dessus de l’entrée, les premières orgues dataient de 1834. Elles ont fait l’objet de restaurations, et les modifications apportées en font aujourd’hui un instrument de 23 jeux.
… Les vitraux

vitrail de Camille Hilaire
Les vitraux actuels ont remplacé d’anciens vitraux datant de 1877-1880, détruits au moment de la Libération (nov. 1944).
Ils ont été dessinés par l’artiste d’origine messine Camille HILAIRE, directeur d’école des Beaux Arts de Paris, et sont sortis des ateliers Benoît Frères de Nancy.
Les quatre vitraux du chœur, les plus riches, datent de 1956 et représentent : la présentation de Marie au temple, l’Assomption, le sacrifice de Melchisedech et la Cène.
Ceux de la nef datent des années soixante : présentation de Jésus au temple, adoration des rois mages, fuite en Egypte, Sainte Famille de Nazareth, Jésus retrouvé au temple, vocation des apôtres, parabole des dix vierges, retour de l’enfant prodigue.
… La statue de la Vierge à l’Enfant
A l’extérieur, dans une niche au-dessus du portail d’entrée, trône une vierge à l’Enfant avec la pomme. En calcaire polychrome, c’est l’œuvre d’un atelier messin du milieu de 15ème siècle, comme en témoignent le hanchement prononcé et les lourds plis du vêtement.
… L’allée des marronniers et la chapelle
La chapelle de la Sainte Vierge se trouve à environ 100 mètres derrière l’église au bout d’une allée de marronniers, plantés en 1867 en remplacement des peupliers du bois desquels ont été confectionnés les cadres du chemin de croix de L’église.

chapelle des 14 saints
Erigée par la paroisse, des documents attestent de son existence dès 1781.
On la dédie aussi aux 14 saints auxiliaires, leurs statuettes y ayant été placées vers 1880.
D’après : abbé COLBUS – Folschviller et son Château de Furst
Et Images du Patrimoine : Cantons de Freyming-Merlebach et Saint- Avold (Ed. Serpenoise).















